vendredi 26 juin 2009

Un referendum sur l'autonomie pour la Martinique

Le président Nicolas Sarkozy a proposé vendredi à Fort-de-France l’organisation d’un référendum sur un éventuel statut d’autonomie pour l’île de la Martinique, aujourd’hui département-région régi par l’article 73 de la Constitution, tout en excluant l’indépendance.
«Je suis venu vous annoncer clairement que j’ai l’intention de consulter les Martiniquais sur l’évolution institutionnelle de leur territoire comme la Constitution m’y autorise», a-t-il déclaré.
«Les Martiniquais seront libres de choisir en leur âme et conscience le chemin qu’ils souhaitent emprunter,» a ajouté le chef de l’Etat.
«Tant que je serai président de la République la question de l’indépendance de la Martinique, c’est à dire de sa séparation d’avec la France ne sera pas posée», a-t-il toutefois dit.
«Le débat dont nous parlons n’est pas celui de l’indépendance (…) le débat qui est ouvert est celui du juste degré d’autonomie, celui de la responsabilité, celui de l’équation unité-singularité», a-t-il affirmé.
Les élus départementaux et régionaux de Martinique réunis en Congrès ont voté vendredi 19 juin une résolution demandant le report des élections régionales prévues en 2010, dans la perspective d’une consultation de la population martiniquaise sur une évolution institutionnelle.

vendredi 22 mai 2009

Peur de l'eau

« Cette maudite circonstance d’avoir de l’eau de tous les côtés m’oblige à m’asseoir à la table d’un café. Si je ne pensais pas que l’eau m’environne comme un cancer, il me serait possible de dormir à poings fermés » Virgilia Pinera, La Isla en peso

mardi 12 mai 2009

Réchauffement climatique : les petits Etats insulaires en première ligne

LEMONDE.FR avec AFP 12.05.09 14h03

Les petits Etats insulaires, comme les Seychelles ou la Grenade, ont exhorté mardi 12 mai les pays industrialisés à lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique qui, en provoquant une montée du niveau des océans, menace leur existence et pourrait provoquer l'exode de millions d'habitants.

En marge de la Conférence mondiale sur les océans organisée cette semaine à Manado, en Indonésie, l'Alliance des petits Etats insulaires a regretté d'être oubliée dans les négociations sur le changement climatique, quelques mois avant le sommet du climat de Copenhague en décembre. Or "l'afflux de 'réfugiés climatiques' aura des conséquences bien plus importantes sur l'économie et la sécurité mondiale que les guerres", a estimé Rolph Payet, conseiller du président des Seychelles. Ce petit Etat au large des côtes africaines fait partie, avec plusieurs autres îles du Pacifique ou de l'océan Indien comme les Maldives, des pays les plus menacés par la montée du niveau de la mer dans les prochaines décennies.

150 MILLIONS DE DÉPLACÉS D'ICI À 2050
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a misé en 2007 sur une hausse de 59 cm au maximum du niveau de la mer d'ici à 2100 en ne prenant en compte que l'expansion naturelle du volume des eaux océaniques due à leur réchauffement, sans intégrer la fonte des glaces de l'Antarctique et du Groenland. Un tel phénomène pourrait entraîner le "déplacement" d'ici à 2050 de 150 millions de personnes des îles mais aussi des régions et villes situées sur les côtes ou dans les deltas, selon ses prévisions. Certains experts estiment que la montée du niveau des mers pourrait être plus importante que ne le prévoit le GIEC.

L'Alliance des petits Etats insulaires réclame une réduction de 85 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, un chiffre supérieur aux engagements annoncés jusqu'à présent par les principaux pays émetteurs. "Nous ne voulons pas que de nouvelles calamités affectent les pays de l'hémisphère sud", a résumé la représentante de l'île de Grenade, Dessima Williams.
La Conférence mondiale sur les océans de Manado réunit quelque 1 500 participants (représentants de 70 Etats, de l'ONU, des ONG et des médias) jusqu'à vendredi.

mercredi 22 avril 2009

Ce que je ne voulais pas faire, et n'aurais pu

Entre octobre 2007 et septembre 2008, le journaliste photographe Gil Thériault a visité 52 îles un peu partout sur la planète. Prise de curiosité, d'admiration, de jalousie en découvrant ce projet, je vais jeter un oeil critique sur le site qui héberge encore son itinéraire. Ses premières îles sont celles de mon voyage. Grenade, St-Vincent, Martinique. Comme moi, son erreur a été de croire qu'un petit territoire s'encercle en peu de temps. Et le voilà coincé dans des mots clichés de n'être resté qu'une semaine sur chacune de ces terres où les habitants s'ouvrent au compte-goutte, et qu'il faut prendre le temps qui s'impose quand le silence domine. J'ai lu son texte sur Grenade: Distillerie, cascades, épices et Fish Friday, il n'a pas mieux fait que les croisiéristes en deux jours, c'est dur à avaler. Sur St-Vincent, il survole en une ligne et autant d'erreurs les petites îles qui constituent l'archipel des Grenadines, et concut sur les allures tiers-mondiste du coin.

Je ne prétends pas avoir fait mieux, je ne voulais surtout pas tomber dans le guide de voyage, et le mec s'est tapé un voyage du tonnerre. Mais dans une entrevue, il déclare cette petite phrase qui me plait bien, et qu'il aurait mieux fait de ne pas perdre de vue. Les petites îles sont des espaces physiques auxquels on appartient. Elles ont cette particularité d'être des destinations de voyage, non des îles de passage. Alors que les grands espaces, on peut les traverser simplement pour aller ailleurs. Trop d'îles, trop pris par son projet global pour réussir à appartenir à ces petites terres qu'il n'a pas vu autrement que par les yeux du guide local habitué à servir la même île, celle qui plait à l'aventurier en col blanc.

Au passage, ça confirme la qualité du diffuseur sur lequel étaient diffusées chaque semaine ses chroniques. Les photos mériteront sûrement un livre...

C'est la faute à l'ennui...

C'est comme une évidence qui me tombe sur la tête pendant que je patauge dans mon bain. Ce n'est la pas tellement la condition économique qu'ils fuient, bien sûr qu'elle est bien meilleure que sur les autres îles et même parfois qu'aux États-Unis. C'est l'asphixie morale et intellectuelle qui plane sur eux. Si je repasse la bande en arrière des plaintes adressées, je confirme mon point.

"Pour les candidats à l'exil, il semble que l'ennui puisse être aussi mortel que les requins du détroit de Floride."
Olivier Languepin. Cuba. La faillite d'une utopie. p. 224.

mardi 21 avril 2009

Drôle de référence

"Ni îles-gigognes symétriques à chaque « corne » de l'Afrique méridionale, ni torrents de feu, ni Gorilles ou Gorgones ! Ptolémée n'en a pas moins ... "

Le monde et les mots: mélanges Germaine Aujac
Par Germaine Aujac, Rico C
Publié par Presses Univ. du Mirail, 2007

FIN